Accueil Date de création : 23/06/08 Dernière mise à jour : 10/03/09 10:40 / 12 articles publiés

Les banlieues aussi ont droit à leur nanar  (Critiques) posté le mardi 10 mars 2009 10:40

 

 

 

Avoir une carte cinéma illimité, c'est bien. Grace à ce bout de plastique, on peut (presque) tout voir, y compris les grosses bousasses intercosmiques comme Banlieue 13 : Ultimatum. Bon et puis en cette période de guerre civile entre geeks qui se déchirent quant à la "qualité objective" de Watchmen, rien de tel qu'une bonne vieille daube pour mettre tout le monde d'accord.

Se taper ce genre de "film" sur écran géant est une véritable expérience extra sensorielle qui donne l'impression de débarquer dans un univers parallèle où on se situe sans cesse entre le rire moqueur et la consternation la plus totale. Et c'est exactement ce que je cherchais en allant voir la fabuleuse suite de Banlieue 13. Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, la voici: France, 2013: devant l'incapacité des pouvoirs publics à gérer le problème grandissant des cités, il a été décidé de les isoler au moyen d'un mur d'enceinte afin de les séparer du reste du territoire. Mais dans l'ombre, un complot militaro-immobilier se tisse visant à réduire les banlieues en cendre pour mieux les reconstruire.

Les connaisseurs l'auront remarqué, on se trouve bien en présence d'un ersatz de New York 1997. Seulement voilà, il faudra donner des cours de vision post-apocalyptique à Besson (scénariste du film), tant son univers n'est pas crédible pour un sou. A la lecture du pitch, on s'attend bien évidemment à découvrir une France à la botte d'un régime totalitaire ou fasciste mais non: hormis les banlieues, rien n'a changé. Les institutions sont les mêmes et le Président a l'air d'un centriste très à cheval sur les droits de l'homme. Cherchez l'erreur. Par ailleurs il est même fait référence à la situation actuelle de la France dans le film. Malheureusement, ces clins d'oeil sont d'une finesse si pachydermique qu'on se demande si les auteurs ne prennent pas leur public pour des banlieusards complètement décérebrés, incapables de déceler la moindre métaphore un tant soi peu subtile.

 

 

 Luc Besson: Le John Carpenter du pauvre

 

Quant à la réalisation, encore une fois, on n'a pas pu s'empêcher de lorgner sur Jason Bourne. Ca commence avec une course poursuite à pied avec caméra sur l'épaule qui filera la gerbe aux spectateurs les plus endurcis qui n'avaient pas eu le moindre relent gastrique devant Blair Witch Project, Cloverfield ou Rec. Et puis quand Jason Bourne se battait avec un stylo bic, un magazine biba ou un rouleau de papier toilette, le héros de Banlieue 13 utilise quant à lui un tableau de Van Gogh de 200 millions d'euros et ce bien sur, sans l'endommager. Si si, un tableau de Van Gogh. C'est autrement plus classe. Le genre de scène qui fait sombrer le film dans le portnawak le plus abyssal.

Et je ne parle même pas de l'interprétation des acteurs, à peine dignes de rejoindre le casting de Plus belle la vie pour des rôles de figurants.

Mais le problème dans Banlieue 13 Ultimatum, c'est son idéologie foireuse qui lui fait perdre son rang de nanar sympatique pour celui de grosse bouse nauséabonde. Le film est une succession de clichés hallucinants (et même limite insultants) sur la banlieue: Les noirs ont tous des machettes et des boubous, les arabes sont tous des islamistes sortis tout droit des montagnes d'afghanistan, les asiatiques ont des tronches de yakuza et et les blancs sont des néo-nazis. Tout le monde y écoute skyrock et les voitures sont bien évidemment tunées. Et comme dans tout bon film de Besson, les flics sont des pleutres tout juste bons à se faire savater la tronche par des yamakasis en marcel.

Mais le pire est certainement atteint vers la fin, lorsque toutes les ethnies font équipe (oui oui, même les nazis et les barbus) pour sauver leur banlieue, qui est finalement décrite comme un modèle de vie sociale : "une famille qui nous protège, nous unit, nous rassemble". Le héros du film a même la solution miracle pour redonner vie aux cités qui devraient être "un vrai quartier, une vraie banlieue, avec des espaces verts et du travail". Pas con. Personne n'y avait pensé.

 

Luc Besson: le secrétaire d'état à la banlieue du pauvre

 

 

Une bouse fumante donc, qui confirme la ringardisation sans cesse croissante de la franchise Besson ainsi que son abandon de toute ambition artistique au profit de films faciles avec rentrées d'argent assurées visant un public bien précis et peu regardant.

Alors, pour tous les grands malades étant sur le point de voir ce chef d'oeuvre, un conseil: armez vous d'une bonne dose de 5eme degré. Avec un peu de chance, vous limiterez ainsi la déstructuration de vos cellules cérébrales.

 

Luc Besson: Le Droopy du pauvre.

 

 

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Quand le chef motive ses troupes...  (Dossiers) posté le samedi 10 janvier 2009 17:40

 

 

 

 

 

Dans le cinéma contemporain, les films comprenant de grandes scènes de bataille commencent à foisonner. Et généralement, avant que le massacre ne commence, le chef (généralement le héros de l'histoire) y va de son petit speech censé motiver ses troupes. Exercice périlleux et passage plus ou moins obligé de tout film épique, la harangue du chef peut entrainer plusieurs sentiments chez le spectateur: Du frisson parcourant l'échine au rire moqueur tout en passant par l'exaspération teintée d'ennui.

Généralement, le chef effectue son discours à cheval tout en effectuant des aller-retours latéraux devant le 1er rang de son armée. Son allocution se termine souvent par le passage au galop de sa monture, le poing levé (ou le cas échéant l'épee levée), entrainant des cris de rage de ses hommes. Mais ce genre de schéma n'est pas la panacée et des variantes existent. Pour le petit tout d'horizon, ça se passe en dessous:

 

 

 

I/ Le speech à la rohannaise

 Le chef: Theoden, roi du Rohan

 

Le contexte: pendant que les armées gondoriennes sont en train de se faire désosser bien comme il faut par les soldats du Mordor pour la défense de Minas Tirith, la cavalerie du Rohan, menée par le roi Theoden,  arrive une fois de plus au bon moment pour sauver l'affaire.

Le discours : "Debout! Debout, cavaliers de Theoden! Les lances seront secouées! Les boucliers voleront en éclat! Une journée de l'épée! Une journée rouge, avant que le soleil ne se lève! Au galop! Au galop! Courrez! Courrez à la ruine et à la fin du monde!

A mort!"

Dans l'art délicat du discours belliciste, Theoden est un maître. Son speech est relativement court et il ne cache pas à ses cavaliers que ça va être bien sanglant. Mais l'intonation du discours (qui rend beaucoup mieux en vo) et la gestuelle de l'orateur (l'épée du roi qui s'entrechoque contre les lances de ses soldats) donneraient l'oeil du tigre à n'importe quel pleutre de la Terre du Milieu sur un champ de bataille.

 

II/ Le speech à la macédonienne

 

 Le chef : Alexandre, roi de Macédoine.

 

Le contexte : L'armée macédonienne se prépare à affronter son homologue perse, dirigée par Darius, lors de la bataille de Gaugamèles.

Le discours: "Vous tous êtes l'honneur de votre patrie et de vos ancêtres. Et nous voici rendus dans cette contrée si lointaine d'Asie. Et de l'autre côté de la plaine, Darius, ayant assemblé une vaste armée, se décide enfin à nous affronter. Demandez-vous qui est ce grand roi qui paya des assassins de son or pour qu'ils tuent mon père, notre roi, de la manière la plus lâche et la plus méprisable... Qui est ce grand roi Darius qui réduit ses hommes en esclavage? Qui est ce roi? Une outre gonflée de vent! Ces hommes ne défendent pas leurs foyers! Ils combattent parce que le roi ne leur laisse pas le choix. Et au combat, ils s'évanouiront comme le vent. [...] Mais nous ne sommes pas des esclaves. Nous sommes ici aujourd'hui pour combattre en libres macédoniens!

Cris de la foule

parmi nous....certains et peut-être moi même, ne verront pas le soleil se coucher sur ces montagnes ce soir. Mais je ne vous dirais qu'une chose. Une chose que savent tous les guerriers depuis l'aube des temps. Dominez votre peur et je vous promets que vous serez plus forts que la mort! [...] vous pourrez dire "ce jour là, j'étais à Gaugamèles, pour l'honneur, pour la liberté et la gloooiiire de la Grèce!" Que Zeus soit avec nous!"

 

Discours un brin pompeux que celui d'Alexandre. Et même un peu longuet. Pendant la scène, des images d'un aigle survolant le futur champ de bataille apparaissent ça et là histoire de rompre la monotonie du speech et de mettre le doigt sur le destin exceptionnel qui attend le héros. On notera aussi que contrairement à ses camarades harangueurs, Alexandre passe plus de la moitié de son discours à pourrir le chef d'en face. Pas classe Alex!

 

 

 

III/ Le speech à l'américaine

Le chef: Le président des Etats Unis d'Amérique, Thomas J. Whitmore, ancien pilote de chasse.

 

Le contexte: Les restes de l'armée américaine s'apprêtent à lancer une contre attaque massive contre les aliens belliqueux qui ont partiellement ravagé la terre. Hasard du calendrier, l'offensive a lieu le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine.

Le discours: Bonjour. Dans moins d'une heure, nos avions vont en rallier d'autres venus du monde entier. Vous allez livrer le plus grand combat aérien de l'histoire de l'humanité. L'humanité...Un mot qui devrait prendre un sens nouveau pour nous aujourd'hui. Ne passons plus notre temps à ne penser qu'à nos petites querelles sans importance. Nous allons être unis dans notre intérêt commun. Peut-être le sort a-t-il voulu qu'aujourd'hui soit le 4 juillet. Vous allez une fois de plus devoir défendre notre liberté. Non pas de la tyranie, de l'opression, de la persecussion...mais de l'anéantissement. Nous combattons pour notre droit de vivre. D'exister. Et si nous remportons la victoire...La 4 juillet ne sera plus connu comme la fête nationale américaine mais comme le jour où le monde a déclaré d'une seule voix  : nous n'entrerons pas dans la nuit sans combattre! nous ne voulons pas disparaître sans nous battre! Nous allons vivre! nous allons survivre! Aujourd'hui, nous célèbrons le jour de notre indépendance!

 

Voici l'intrus de la bande. Comme vous le savez, le président Whitmore vit au XXe siècle, donc son speech ne sera pas déclamé du haut d'un cheval mais debout à l'arrière d'un pick up à l'aide d'un porte voix. Et son discours a l'air diablement efficace étant donné qu'il est parvenu à faire combattre tous les hommes du monde entier sous la même bannière (y compris les américains et les irakiens). Et comme tout bon chef de guerre qui se respecte, il partira lui aussi au combat avec son gros navion. On notera au passage l'intérêt du président américain pour les graves problèmes internationaux, qualifiés de "petites querelles sans imporance".

 

 IV/  Le speech à la gondorienne

  

Le chef : Aragorn, fils d'Arathorn, descendant d'Isildur et prétendant légitime au trône du Gondor.

 

 Le contexte : Après la bataille des champs du Pelennor, Aragorn réunit les restes des armées gondoriennes et rohannaises pour affronter les troupes de Sauron devant la porte noire. Le but de la manoeuvre n'est en fait que de distraire le grand oeil afin de permettre à Frodon de pouvoir se balader tranquillou dans le mordor et ainsi lui permettre de détruire l'anneau au coeur de la montagne du destin.

 

Le discours: Tenez vos positions! Tenez vos positions! Fils du Gondor et du Rohan! Mes frères! Je lis dans vos yeux la même peur qui pourrait saisir mon coeur. Un jour peut venir où le courage des hommes faillira, où nous abandonnerons nos amis et briserons tout lien. Mais ce jour n'est pas arrivé. Ce sera l'heure des loups et des boucliers fracassés, lorsque l'âge des hommes s'effondrera. Mais ce jour n'est pas arrivé. Aujourd'hui nous combattrons... pour tout ce qui vous est cher sur cette bonne terre. Je vous ordonne de tenir, hommes de l'Ouest!

 

A l'inverse du discours du roi Théoden qui est plutôt du genre "on va tous crever mais on s'en fout", Aragorn adopte un ton plus rassurant. Il réussit le tour de force de persuader son armée qu'elle a une chance de s'en tirer alors que bon, sur le papier, c'était vraiment pas gagné. Un discours très important donc, qui marque vraiment le changement de statut d'Aragorn de simple leader à celui de roi charismatique, même s'il ne sera courroné que plus tard.

 

 V/  Le speech à la gauloise

 Le chef: Vercingetorix, commandant en chef des armées gauloises.

 

Le contexte: Quelques minutes avant la bataille d'Alésia, Vercingetorix harangue ses troupes. Les gaulois sont assiégés dans leur fort par l'armée romaine. Ils vont alors tenter de briser cet encerclement en effectuant une sortie désesperée avec le succès que l'on connait. Signalons également qu'il s'agit ici du seul exemple de discours pré-défaite dans ce dossier. Quel loser ce Vercingetorix!

Le discours:  "Vous voulez vous battre? Vous voulez mourir? Vous voulez vivre pour toujours? Alors suivez moi et ensemble, nous deviendrons immortels!"

 

Vercingétorix, les longs discours enflamés, c'est pas son truc. Son speech, en plus d'être archi court, ne traite même pas de la survie du peuple Gaulois ou d'une éventuelle victoire. La défaite semble être la seule issue pour nos ancêtres. Seules comptent la gloire et l'immortalité qui seront acquises au prix d'une mort héroïque. Le reste, on s'en fout. Une sorte de discours de viking, en quelque sorte, mais récité par Christophe Lambert. Ce qui explique surement la raclée reçue à Alesia.

 

 VI/ Le speech à la romaine

 

 Le chef:  Maximus Decimus Meridius, commandant en chef des armées du nord, général des légions Phénix.

 

 Le contexte: Maximus s'apprête à lancer une offensive contre l'ennemi germanique qui vient apparemment de signifier son refus de participer à d'éventuelles négociation de paix.

Le discours: Maximus: Mes frères!

Soldats: Maximus!

Maximus: Dans 3 semaines, je moissonnerai mes terres. Imaginez où vous voudriez être, et vous y serez. Tenez la ligne. Restez avec moi. Si vous vous retrouvez tout seul, chevauchant dans de verts pâturages avec le soleil sur le visage, n'en soyez pas comblés. Car vous êtes aux champs élysées, et vous êtes déjà morts!

Soldats : Ah Ah Ah!

Maximus : Mes frères, ce que l'on fait dans sa vie résonne dans l'éternité.

 

En bon chef de guerre, Maximus est semble-t-il très aimé par ses troupes. C'est ce qui frappe dans ce discours faisant transparaitre une énorme complicité entre le chef et sa cavalerie. Le général se permet même de déconner sur la mort qui leur pend au nez. Simple, concis, une petite vanne pour détendre l'atmosphère, une belle phrase en conclusion, un speech certes minimaliste mais devant une troupe expérimentée guerroyant non stop depuis deux ans, était-il nécéssaire d'en faire plus? 

 

 VII/ Le speech à l'écossaise

 

  Le chef: William Wallace, leader de l'insurrection ecossaise contre l'occupant anglais. (A ne pas confondre avec William Gallas, capitaine d'Arsenal, qui est quant à lui réputé pour foirer tous ses discours d'avant match)

 

Le contexte: A la tête de son armée de soldats-paysans, Wallace se prépare à donner l'assaut contre l'armée anglaise qui, apparemment, était plus venue pour négocier et marchander une trêve.

Le discours: William Wallace :" Je suis william Wallace. Et que vois-je? Toute une armée de mes compatriotes réunis en défiance de la tyranie. C'est en hommes libres que vous êtes venus vous battre. En hommes libres que vous êtes! Mais comment garder votre liberté? Il faut se battre!"

Soldats:" Non! On aurait aucune chance contre ces troupes! On préfère fuir. On préfère vivre!"

William Wallace: "Oui. Battez vous et mourrez peut être. Fuyez et vous vivrez. Quelques temps du moins. Mais un jour sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toute vos tristes vies épargnées à Stirling pour une chance, juste une petite chance de pouvoir revenir ici et de tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter le vie, mais ils ne nous oteront jamais notre libertééééé!"

 

Fait rarissime dans les harangues d'avant bataille, le chef charismatique se prend ici un bide dans la première partie de son discours où il utilise un peu trop souvent le terme "liberté". Conscient que ça ne produit pas beaucoup d'effet à ses troupes, Wallace change de stratégie et met davantage le doigt sur le moment historique que s'appretent à vivre ces gueux en kilt.  Et paf, ça marche!

 

J'imagine que je suis passé devant un tas d'autres exemples, dans des films plus anciens notamment. Si vous en voyez d'autres, faites moi signe!

Et puis bonne année 2009 tant qu'on y est! 

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James Bond XXII  (Critiques) posté le vendredi 07 novembre 2008 11:15

 

 

 

Ca y est, le dernier James Bond est sorti. Et en tant qu'amateur de la série (un peu comme tout le monde en fait) je ne pouvais pas manquer ce rendez-vous. Et globalement, la déception était le sentiment dominant en sortie de salle.

 

Déçu car ce Quantum of Solace est finalement un James Bond assez bizarre. Tout le monde avait salué la rupture de Casino Royale dans l'histoire des James Bond qui faisait de l'espion anglais une brute épaisse dotée cependant d'une certaine fragilité. Un lifting nécessaire après le catastrophique Meurs un autre jour pour remettre Bond dans la course face aux agents secrets actuels, Jason Bourne en tête. Les scènes d'action connaissaient elles aussi un certain remaniement : violence décuplée, combats raprochés à la Bourne, caméra sur l'épaule, réalisme accru, etc. Tout le monde était aussi d'accord sur le bon choix de casting concernant Daniel Craig, au charisme phénoménal qui en fait aussi le Bond le plus arrogant de l'histoire.

Mais on a la curieuse impression que ce qui faisait le succès de la recette de Casino Royale a été multiplié puissance 1000 pour Quantum of Solace, en faisant faire à Bond un pas de géant vers sa perte d'identité. La poursuite sur les toits, par exemple, est une copie quasi-conforme de celle de la vengeance dans la peau, notamment avec les sauts de balcons. Et les gadgets? Ben rien du tout si ce n'est des téléphones portables et une sorte de table de bureau avec ecran géant horizontal tactile, vachement pratique pour faire un briefing photos/documents, mais pas crédible pour un sou.

Si on enlève en plus Monneypenny, Q, les vodka-martini, qu'on place la séquence du gun barrel (*) à la fin et qu'on montre l'agent secret se faire refuser sa CB au guichet d'un aéroport, on est finalement très loin des codes de la saga. Il est pour l'instant trop tôt pour évaluer la transformation radicale du mythe Bondien au XXIe siècle, celle-ci étant jugée plus que salutaire après les dérives de l'ère Brosnan. Mais il est fort probable qu'à ce rythme là, on se retrouve à nouveau avec un Bond plus traditionnel d'ici 5 à 10 ans.

De plus, le récit est à mon sens partiellement noyé dans une débauche de scènes d'action ne permettant guère au spectateur de reprendre son souffle. Une petite déception donc.

Et puis en rentrant chez moi le soir, je suis tombé sur ça à la télé:

 

 

 

Et après avoir vu Sophie Marceau en méchante, Denise Richards jouer au Docteur en physique nucléaire, Pierce Brosnan faire des double twist gratte-dos en ski tout en étant pourchassé par des motoneiges volantes, Robert Carlyle en totale roue libre dans son rôle de psychopathe....Ben je me suis dit que finalement c'était pas si mal que ça le changement.

 

(*) La séquence dite du gun barrel est censée intervenir au tout début de chaque James Bond. Elle montre ainsi Bond marchant de profil de la droite vers la gauche, vu de l'intérieur d'un canon de révolver suivant son déplacement. L'agent secret effectue alors un quart de tour rapide vers la gauche et tire une balle en direction du canon et la scène se termine par un flot de sang dégoulinant le long de l'écran avec parfois des mouvements de caméra indiquant que le méchant titube. Le gun barrel de Casino Royale fut le premier à faire partie intégrante du récit et à ne pas intervenir au début. Ce fut la seconde fois pour Quantum of Solace, où la séquence intervient au générique de fin. Petites illustrations:

 

Période Sean Connery 1 (1962/1964). La scène est alors tournée avec Bob Simmons, cascadeur.

Période Sean Connery 1 (1962/1964). La scène est alors tournée avec Bob Simmons, cascadeur.

 

Période Sean Connery 2 (1965/1971): Avec le passage en format cinémascope, la séquence a du être retournée. Ce coup-ci, Sean Connery s'y est collé.

 

 

Période George Lazenby (1969) pour Au service secret de sa majesté. La seule et unique fois que Bond met un genou à terre pour tirer.

 

 

Période Roger moore (1973/1985): Abandon du chapeau et port de l'arme à 2 mains.

 

 Période Timothy Dalton (1987/1989)

 

 Période Pierce Brosnan (1995/2002)

 

Période Daniel Craig (2006/????) dans Casino Royale. La séquence change radicalement par rapport aux précédents opus: elle est ici contextualisée et localisée dans un décor de salle de bain. En lieu et place de la sempiternelle marche de droite à gauche et du quart de tour, Daniel Craig effectue ici un simple demi tour et c'est tout.

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Mon froggy chez les ricains II : casse-têtes de traduction  (Dossiers) posté le jeudi 18 septembre 2008 11:30

 Chose promise, chose due. J'avais évoqué lors du précédent article les problèmes de traduction rencontrés lors de certaines fictions (films ou séries) où des personnages français ou parlant le français interviennent. Voici donc ce fameux dossier qui, vous en conviendrez, est d'une importance capitale dans l'histoire du cinéma.

Bien evidemment, ces problèmes apparaissent seulement en vf! Voici un petit florilège de scènes qui ont vraissemblablement du être de gros casse-têtes pour nos amis les traducteurs.

(Attention, une série TV s'est glissée parmi les 4 exemples en dessous. Sauras-tu la reconnaitre?)

 

 Il faut sauver le soldat Ryan (Spielberg, 1998)

 

 Les principales difficultés rencontrées ici apparaissent avec le personnage du Caporal Upham, cartographe et interprète francophone et germanophone en VO et uniquement traducteur d'allemand en VF. Evidemment, vous comprendrez bien qu'un traducteur Français parlé par les français/ Français parlé par les américains est quasiment impossible à retranscrire en VF, d'où certaines situations cocasses:

Ca commence par la rencontre entre le capitaine Miller (Tom Hanks) et le caporal, sous la tente. L'officier lui demande en VO comment est son accent en allemand et en français. En vf, le côté francophone de Upham est complètement zappé. Bon, pour cette scène, ça va encore. Les choses se compliquent un peu par la suite.

On se trouve alors dans le village Normand, sous la pluie. L'escouade tombe alors sur une famile française dans leur maison en ruine. Le capitaine Miller demande alors à Upham: "dis leur de se montrer!" en VO et "Vérifie s'ils sont pas allemands!" en VF. On se trouve juste après dans une scène surréaliste où tout le monde parle en français (les soldats et la famille), ce qui n'empêche pas les Américains de demander sans cesse à Upham :  "hein? qu'est ce qu'ils disent?"

Enfin, pour finir, le dernier petit souci a lieu juste avant la bataille finale dans le village de Ramelle, lorsque les soldats écoutent un disque d'Edith Piaf. En VO, le caporal Upham (qui commence à se faire accepter par ses frères d'armes) traduit en temps réel la chanson qui résonne dans les ruines. Et en VF.... ben en VF il se contente de répeter le texte de la chanson à ses potes, qui semblent émerveillés.

 

 

 Lost

 Ce coup-ci les problèmes arrivent dans la série Lost, avec le personnage de Danièle Rousseau, naufragée sur l'île soi-disant déserte depuis plus de 16 ans. Et donc elle est française. Enfin, elle est française en VO parce que figurez vous qu'en VF, elle devient allemande. Ce qui oblige les traducteurs à tout changer. Son message de détresse en français devient donc allemand, histoire de mettre le doigt sur la difficulté des disparus à comprendre la teneur de celui-ci.

Shannon, alias la bimbo, qui a passé un été en Allemagne (France en VO) est alors bombardée traductrice du SOS et assitante de Sayid pour déchiffrer la carte de Rousseau. D'ailleurs, cette carte contient les paroles de La mer de Charles Trénet. Parce que c'est bien connu, en France, on écoute tous Charles Trénet. Et puis en Allemagne aussi apparemment.

 

 

 Arrête moi si tu peux (Spielberg, 2002)

 Frank Abagnale, le personnage principal de Arrête moi si tu peux (interprété par DiCaprio) est à moitié français par sa mère. C'est ce qui lui vaudra de mettre en place sa première imposture lorsqu'il se fait passer pour le prof de Français auprès de sa classe lors de la rentrée. Il prendra ainsi plaisir à humilier une brute de l'école en lui faisant lire une page du livre de cours en français dans le texte.

 En VF, afin de ne pas faire l'impasse sur cette séquence d'humiliation, DiCaprio se métamorphose subitement en faux prof....d'espagnol. Et là, ça devient vraiment compliqué étant donné que la salle de cours est bardée de drapeaux français et autres posters bleu-blanc-rouge. D'où une légère incompréhension sur le coup.

Les problèmes continueront par la suite lorsque Carl Hanratty du FBI (Tom Hanks) viendra récupérer Frank à la prison de Marseille. On a alors droit à un quasi-remake de la scène du village sous la pluie dans Saving private Ryan: Sous des trombes d'eau, Tom Hanks essaie de communiquer avec des Français mais n'y parvient pas, bien que parlant la même langue en VF. Surement une private joke de Spielberg aux traducteurs français!

 

 

 Rencontres du 3e type (Spielberg, 1977)

 

 Tiens, encore un Spielberg. C'est dans Rencontres du 3e type que l'on trouve un des plus gros casse-têtes à résoudre en matière de retranscription VO-VF. Et ce casse-tête se résume au mec barbu à cravate que vous pouvez voir sur la photo, derriére Truffaut à droite.

Le personnage de Truffaut étant français et ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare, un traducteur anglais-français lui est adjoint : David Laughlin (le barbu). Et il servira donc d'interprète à l'ufologue. Mais vu qu'un tel interprète ne sert plus à rien en VF, il devient alors son assistant personnel. La version française donne donc plus d'importance à ce personnage, qui n'est finallement qu'un vulgaire grouillot en VO (il est tout juste bon à décoder une longitude et une latitude). Le sommet aura lieu lors de l'interrogatoire de Roy Neary (Richard Dreyfuss). En VO, Truffaut interroge, et Laughlin traduit. En VF, en tant qu'assistant, Laughlin ne traduit plus mais pose aussi ses questions, qui sont différentes de celles de Truffaut. Le pauvre Neary se retrouve donc bombardé de questions auxquelles il ne répond qu'une fois sur deux (normal, vu qu'en VO les questions sont les mêmes). Mais malgré une différence par rapport à la VO, cette scène est plutôt bien fichue, l'intensité de l'interrogatoire soulignant bien la perte de repères de Neary. 

Bref, en conclusion, le seul compromis entre le respect de la scène d'origine et la cohérence de celle-ci: la vost.

Si vous voyez d'autres exemples, n'hésitez pas!

A plus!

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Mon froggy chez les ricains  posté le lundi 08 septembre 2008 08:30

 

 

 

Les déclarations d'Alain Bernard avant la finale olympique du relais 4X100 m nage libre ("les Américains? on va les exploser!") et l'issue de cette course (remportée au finish par les nageurs US après un retour incroyable de Jason Lezak sur Alain Bernard) ont lancé une petite vaguelette de french bashing outre atlantique, surtout sur le net. Toute la panoplie anti-française a alors été ressortie sur certains forums: Nous sentons mauvais, nous sommes arrogants, passéistes, adeptes du drapeau blanc, non anglophones, feignants, racistes, antisémites, communistes, vichystes, pro-terroristes et surtout très très très ingrats envers ceux qui ont sauvé notre peau en 1944. Bref, kicker du french ass reste un petit plaisir sympatoche pour certains américains.

C'est là que j'ai décidé de faire ce petit dossier sans prétention et non exhaustif traitant de personnages français intervenant dans certains films américains. Juste histoire de voir comment nous sommes perçus chez l'Oncle Sam (Attention cependant, certains des films évoqués en dessous sont certes américains mais n'ont pas été mis en scène directement par l'un d'entre eux).

Alors faisons place aux froggies!

 

 

 

 

 Le froggy des mers

 

 

 

 

Vu dans Master and Commander (Peter Weir, 2003).

Le froggy des mers est ici représenté par l'équipage de l'Achéron, navire corsaire battant pavillon français pendant les guerres napoléoniennes. Dans la mythologie grecque, l'Achéron est une rivière affluente du Styx, le fleuve servant de frontière entre le monde et l'Enfer. Voilà qui lève déjà toute ambiguité sur le rôle du bâteau Français qui aux yeux de l'équipage anglais, a un caractère diabolique ("Il est apparu comme un fantôme !", "c'est le vaisseau du diable !", "le capitaine est fichu de le suivre jusqu'en enfer s'il le faut !"). Mais ces allusions servent davantage à décrire le poids de la superstition parmi les moussaillons de l'époque qu'à diaboliser l'ennemi Français. Le froggy des mers passera donc tout le film à jouer au chat et à la souris avec le HMS Surprise, navire Britannique de la Royal Navy.

Le Français est vu de façon ambigue dans le film, et d'ailleurs on le voit très peu. On se fait donc une opinion sur lui uniquement par ses manoeuvres, les commentaires des Anglais et le combat final. D'un côté, il semble sournois (l'attaque matinale dans le brouillard au début du film), profitant sans honte de la supériorité technique de son navire par rapport à l'anglais. D'ailleurs, les Français n'ont aucune gloire à tirer de cet avantage étant donné que l'Achéron a été bâti par les Américains. Mais d'un autre côté, le capitaine des froggies est décri comme un adversaire valeureux et plutôt doué. Il ressemble même fortement au Capitaine anglais Jack Aubrey ("Il fait la guerre comme vous Jack!") qui éprouve du respect pour lui. Aubrey est même plutôt déçu lorsqu'il apprend, à tort, que le capitaine frenchy est mort pendant le combat final. Il n'éprouve donc pas spécialement de haine envers son rival et semble plus animé par le désir de vaincre. Ca ne l'empêchera cependant pas de titiller les sentiments antifrançais de ses troupes en les haranguant au cours d'un exercice de tir au canon: "Vous voulez voir une guillotine à Piccadilly? Non! Vous voulez voir la tête de Napoléon sur vos schillings? Non! Vous voulez voir vos enfants chanter la Marseillaise? Non!

Au final, les français ne sont pas tant décriés que ça dans ce film qui n'est pas spécialement francophobe (et quand ils le sont, cela concerne uniquement le régime tyranique du "petit corse"). Mais bon, dans le tome de la série écrite par O'Brian,  "de l'autre côté du monde",  (qui a en partie servi de base à l'adaptation), l'action se situe pendant la guerre anglo-américaine de 1812, où Jack Aubrey affronte donc des Américains. Il est évident que le public US aurait eu beaucoup de mal à accepter de voir leurs compatriotes se faire exploser par des britanniques dans un film produit avec des dollars et sorti en salles peu de temps après le lancement des hostilités en Irak. C'était donc plus simple pour tout le monde d'y mettre des Froggies qui ne seront au final que peu égratignés. Quand on regarde comment les Anglais ont été décrits dans The Patriot ou dans Braveheart, (à savoir des barbares sanguinaires violeurs et tueurs d'enfants) on peut donc s'estimer heureux que Master and Commander ait été mis en scène par Peter Weir et non pas Mel Gibson ou Emmerich!

Ah oui et petite particularité, en VO, le capitaine français parle anglais avec un accent vraiment à chier!

 

 

 Le froggy ufologue

 

 

 

 Vu dans Rencontres du 3e type (Steven Spielberg, 1977)

Comme son nom l'indique, le froggy ufologue s'intéresse de très près au phénomène ovni. Il s'appelle Claude Lacombe et le rôle est interprété par François Truffaut. Selon toute vraissemblance, le personnage de Lacombe serait inspiré du vrai ufologue français Jacques Vallée. Mais ce fut aussi l'occasion pour Spielberg de diriger l'un de ses réalisateurs préférés. Donc, ne comptez pas trop sur ce francophile avéré pour se foutre de la gueule des Français dans ce film. D'ailleurs, le Français en général est très présent dans la filmo de Spielberg (Il faut sauver le soldat Ryan, Rencontres du 3e type, Les Aventuriers de l'arche perdue, Arrête moi si tu peux)

Lacombe est décrit comme une sommité mondiale en matière d'ufologie, une vraie pointure qui dirigera l'organisation et le programme de la rencontre officielle avec ceux d'en haut. Il élaborera même le code visuel qui permettra de communiquer avec eux. Il insistera aussi pour que Roy Neary, vulgaire quidam mais néanmoins choisi par les ET, soit désigné ambassadeur terrien auprès d'eux, contrairement aux volontés des instances scientifiques considérant qu'il n'est pas forcément digne du grand voyage.

 Bref, c'est la classe. Un peu l'antithèse de Belloq dans Les Aventuriers de l'Arche perdue en somme. Par contre, c'est une grosse brelle en anglais et il se ballade partout avec son interprète (qui en VF devient son assistant, vu qu'il n'y a plus rien à traduire. Ben ouais, tout le monde parle français en VF! D'ailleurs, je ferais prochainement un petit dossier sur les galères de retranscription de la VO à la VF de certaines situations où des francophones interviennent).

 

 

 

 

 Le Froggy "super villain"

 

 

Vu dans Les Indestructibles (Brad Bird, 2004)

En VF, il s'appelle Foll'amour. En VO, il se nomme Bomb Voyage (notez le jeu de mots). Bon, c'est pas expliqué clairement, mais un énorme faisceau d'indices laisse présumer qu'il est Français: Son look, inspiré du mime Marceau, la petite musique d'accordéon lorsqu'il apparait et surtout le fait qu'il parle exclusivement français en VO (heureusement sous titré pour les anglophones). On peut d'ailleurs se demander pourquoi il ne parle pas anglais avec un accent français. Sûrement pour mettre le doigt sur l'incapacité du frenchie à s'exprimer dans une autre langue que la sienne à laquelle il est irrémédiablement attaché. D'ailleurs il nomme Mr Indestructible "monsieur Incroyable", conformément au titre original de l'oeuvre.

Dans les indéstructibles, Bomb Voyage est un méchant et il ne semble pas doté de super pouvoirs. On ne le voit que deux petites minutes au début du film dans lesquelles il cambriole une banque à l'aide d'explosifs, son arme de prédilection. Il ne fait évidemment pas le poids contre M. Indestructible mais en bon Froggy, il s'en tirera de façon bien sournoise (en balançant une bombe dans la cape de Buddy, le fanboy de M. Indesructible, qui sera du coup obligé de la lâcher pour sauver le garçon).

 

 

 Le Froggy numérique

 

 

 Vu dans Matrix reloaded et Matrix revolutions (Andy et Larry Wachowski, 2003)

Oui alors je sais, le Mérovingien n'est pas un froggy étant donné qu'il s'agit d'un programme. Il n'empêche, il en a certains aspects: dandy classieux avec accent, goût pour le bon vin, raffinement, etc. Par dessus tout, ce qu'il préfère dans la culture française, ce sont les jurons.

Il n'est pas Français mais est tout de même appelé comme tel par le père de famille indien dans le métro dans Matrix Revolutions. Et il est très puissant le bougre. Il s'agit apparemment du 1er programme transfuge s'étant affranchi de ses maîtres et ayant sous son contrôle le seul point de passage entre le monde des machines et celui de ladite Matrice. Un gars incontournable quoi.

Son surnom ne semble pas laissé au hasard. La dynastie des Mérovingiens traine la sale réputation d'avoir été une lignée de grosses feignasses décadentes vers la fin de leur ère (les rois fainéants). Il semble en être de même pour lui: à part trainer dans des super restos, des super boîtes de nuit, des super chateaux entourré de bombasses et profiter de son monopole, ya pas grand chose. Et ne comptez pas non plus sur lui pour faire du kung fu, ses sbires sont là pour ça.

 

 

 

 Le Froggy de la DGSE

 

 

 Vu dans Godzilla (Roland Emmerich, 1998)

Philippe Roaché (prononcez Rocher) est un agent secret de la DGSE. Et en gros, il est là pour réparer le bordel causé par son pays. En l'occurence, il s'agit d'essayer de stopper un lézard géant ayant muté à la suite d'essais nucléaires français dans le Pacifique. D'ailleurs, le générique ne fait pas dans la dentelle et nous montre de superbes champignons nucléaires et des stock-shots d'iguanes, le tout sur fond de Marseillaise. Quel honneur! (Alexandre Aja nous vengera dans La Colline a des yeux avec un générique preque similaire : explosions atomiques, tubes rétros US et stock-shots de mutants dans leurs bocaux de formol. Non mais!)

Dans le film, Roaché est on ne peut plus clair sur son rôle de passeur de serpillère de la France. Il semble d'ailleurs plus préoccupé par l'extermination de ce monstre génant pour son pays que par le sauvetage de millions de newyorkais en péril.

Au niveau du petit déj', c'est une caricature de froggy: il ne supporte pas le café américain et semble tout étonné qu'on lui rapporte un donut quand il demande un croissant (gag). Et petite particularité, les collaborateurs du froggy de la DGSE s'appellent tous Jean-quelquechose (Un de mes seuls souvenirs de la vision de ce film en salle fut l'hilarité générale de l'assistance lorsque Jean Réno demande: "mais bon sang, où sont passés Jean Claude et Jean-Luc!?)

Mais bon, le froggy de la DGSE est avant tout un froggy qui assure. Il comprend tout avant tout le monde, fait des imitations pourries de John Wayne, saisit l'importance du personnage joué par Matthew Broderick, et réussit là où l'armée américaine échoue (armée qui semble d'ailleurs composée exclusivement de débiles).

 

 

Bon, au final, on n'a pas trop à se plaindre non?

A la prochaine!

 

 

 

 

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